Test : Giga Wrecker

Pour survivre, elle accepte de subir une opération qui la transformera en cyborg.

Histoire


Déjà si longtemps que je suis enfermée dans cette prison. Je ne me souviens même plus du jour où les Ajeet’s sont arrivés et m’ont enlevée pour me laisser dans cette cage. Ce sont des robots sans respect pour les humains arrivés d’un coup afin d’exterminer notre race sans que l’on ne puisse rien faire.
Trois ans après leur arrivée, l’humanité est à présent au bord de l’extinction. J’ignore qui ils sont, ce qu’ils veulent ou même pourquoi ils m’ont laissée en vie. Tout ce que je sais c’est qu’ils viennent du futur.
J’étais là, assise, dans un coin, sans aucun espoir de m’en sortir quand soudain, un bruit sourd venu de l’extérieur et une explosion ! C’est alors qu’à travers la poussière, une fille apparaît devant moi, une arme pointée dans ma direction : « Reika Rekkeiji, tu es une gentille personne. Mais ta bonté finira par causer l’extinction de l’humanité toute entière ».

Avant qu’elle ne parvienne à appuyer sur la détente, un robot l’enleva provoquant au passage un éboulement des décombres déjà fragilisés par l’explosion. Mortellement blessée, aux portes de la mort, je me sentais partir. Avant de m’évanouir un homme m’apparut, me proposant de me sauver la vie à condition d’accepter de remplir une mission pour lui. Sans hésiter, j’acceptais…

Plusieurs jours ont passés. J’ouvre les yeux, au-dessus de moi, penché, le docteur Kouzuki. Pour me sauver, des transformations ont été nécessaires. A présent, je suis une cyborg. J’ai encore du mal à croire que je suis maintenant son débiteur. Au moins, j’ai la possibilité de combattre les Ajeet’s et de partir à la recherche de cette mystérieuse jeune fille.

Que vais-je découvrir au delà de ces ruines ?

 

Qu’en a pensé TGT ?


Alors oui, Pokémon c’est cool, oui on connait tous Game Freak pour la License à succès dont le but est de martyriser de pauvres bébêtes toutes mimies (ou presque) et que ça nous plait beaucoup. Seulement, ils ne font pas que ça comme jeux. C’est pour cette raison qu’aujourd’hui, j’ai décidé de vous parler d’un de leurs titre qui est un peu passé à la trappe quand il est sorti et qui pourtant mérite, à mon sens, une meilleure visibilité.

Giga Wrecker, sorti le 6 Février 2017, est donc le dernier né des studios Game Freak.  La présentation de l’histoire étant déjà faite, je pense que l’on peut passer à la critique du jeu en elle-même. C’est donc avec un grand plaisir que je vous annonce que nous avons là un petit bijou. Et j’entends déjà les deux au fond de la classe ‘Ouiiii Watsu, on risque pas d’aller loin avec juste ça à se mettre sous la dent !’ Alors bon. De un : on ne m’interrompt pas quand je parle. Et de deux : on se tait et on écoute.

Giga Wrecker met en scène la jeune Reika, une cyborg déterminée à retrouver une mystérieuse fille et se venger des monstres qui l’ont emprisonnée. Il s’agit là d’un « Metroid-like ». J’entends par là, un jeu vu de coté dans lequel votre progression n’est pas ou peu linéaire, et dépend des items que vous récupérez au cours de votre avancée. Et tout comme un Metroid, vous enchaînerez les tableaux pour, à chaque fin de niveau, affronter un boss. Classique mais efficace.

Mais la comparaison s’arrête ici, très peu d’items sont à gagner, comparé à un Metroid. Vous démarrez avec la capacité d’accumuler des tas de débris, et gagnerez l’habilité de transformer ce tas en différentes formes au cours de votre périple. Et c’est précisément dans ce dernier élément que réside l’intérêt du jeu. Je m’explique. Votre unique arme/outils pour avancer sont ces fameux débris que vous accumulez. Sans, vous ne pouvez pas vous battre. Point ! Mais avec trop, vous ne pourrez pas non plus avancer dans les tableaux. En effet, chaque écran est un puzzle où, pour avancer, le joueur devra utiliser sa caboche pour se frayer un passage d’un point A à un point B, en brisant des parties du décor. Mais attention ! Brisez trop et vous ne pourrez plus avancer, et brisez pas assez et vous ne pourrez pas non plus. Tout réside dans la gestion de la physique des blocs. Un système donc plutôt original et bien dosé par sa difficulté (ni trop dur ni trop facile).

Bien évidement, on n’échappe pas au gros méchant de fin de zone. Et ici, on a affaire au bon vieux boss à l’ancienne comme on les aime. Des patterns (schémas d’attaque) précis, que, si tu les as pas en main, tu meurs. Il est donc très probable voir inévitable que vous mourriez lors de votre premier affrontement avec les boss. Mais pas de panique, à cœur vaillant rien d’impossible. Là aussi les combats sont bien dosés niveau difficulté. Nerveux et exigeant une attention permanente de la part du joueur au risque d’être puni immédiatement, mais assez rapides, une fois le coup de main pris.  Rien de plus à dire de ce coté, mis à part le fait que j’ai pris un plaisir non mesuré à chaque affrontement.

Un autre élément important dans un jeu, c’est bien évidement l’histoire. La première partie étant la pour la résumer, je ne m’étendrai que peu dessus. L’essentiel de l’intrigue tourne autour de voyages dans le temps. Précisément le retour dans le passé. Système également intégré au Gameplay puisque permettant de « reset » des salles où le joueur pourrait se foirer lamentablement. Mais revenons en à nos moutons. Il s’agit là d’une histoire de vengeance tout ce qu’il y a de plus basique. Même si, je dois l’admettre, les motivations des robots sont, au final, très intéressantes. Intérêt amplifié par un développement des personnages plutôt réussi. J’irai même jusqu’à dire que la psychologie des robots est plus réussie que celles des héros. Je me suis personnellement pris d’affection pour l’un des boss tout mimi choupi.

Avouez qu’elle est mimi la couette-couette. Non ? OK, c’est moi qui suis bizarre peut-être.

Au final, Giga Wrecker possède une histoire et un scénario basiques mais qui font largement le taf et des personnages attachants. Que demander de plus ?

Bon ! Gameplay : done. Histoire : Done. Ne reste plus que la direction artistique et la musique. Et tout ce que j’ai a dire c’est KILL LA KILL (instant pub : si vous ne connaissez pas ce fabuleux anime, foncez !). Mais, que l’on aime ou pas ce manga, il faut bien avouer que, que ce soit pour le design général ou pour la musique, on ne peux s’empêcher de noter les similitudes. Cela dit, il s’agit très probablement d’une coïncidence. Au-delà de la ressemblance, le design des personnages est typiquement issu de l’univers des mangas et les décors, sans êtres surchargés, sont très beaux et bien fournis. Un point cependant ‘négatif’ : même si il y a plusieurs niveaux, la différence d’environnements manque un peu par moment et seule la dernière zone vient vraiment rompre ce sentiment.

Et pour finir par la musique (parce que oui c’est aussi important dans un jeu, croyez moi !), comme évoqué juste avant, elle fait également penser à KILL LA KILL par moment. Cela étant, elle se fait très discrète durant les phases d’exploration, donnant une ambiance plutôt posée, pour résoudre les puzzles. Alors que pendant un combat de boss, ça dépote des mamies velues (ça ne veux rien dire, mais maintenant que vous avez l’image en tête, vous pouvez me remercier). Cet écart est plutôt appréciable. Du fait de l’intensité des combats de boss, des moments calmes sont bienvenus et permettent une concentration optimale.

Conclusion


Un petit mot sur le temps de jeu avant de conclure. Personnellement, mon compteur Steam indique 16h. Et cela uniquement pour le scénario. Et oui car Giga Wrecker a un potentiel infini étant donné la présence d’un éditeur de niveaux, la possibilité de créé ses propres scénarios et de partager vos créations avec la communauté. Une âme persévérante (ou un fou c’est vous qui voyez) pourra au choix infliger des sévices mentaux à ses camarades ou les subir. Tout dépend de quel coté vous vous situez.

Et bien, cher amis, je crois qu’on a fait le tour. J’ai personnellement passé un très bon moment sur ce jeu et les quelques points négatifs abordés ici n’ont en rien gâché mon plaisir. A présent, à vous de vous faire votre propre idée si l’envie de l’essayer vous vient.

J’essaye de trouver des formats sympa pour mes tests, donc n’hésitez pas à faire savoir si celui-la vous plait ou non dans les commentaires. Et bien évidemment, n’hésitez pas non plus à dire que ce que vous avez pensé du jeu.

20€ sur Steam.
Page Steam : http://store.steampowered.com/app/454410?l=french

Synthèse


TEMPS DE JEU: 10 à 15h pour compléter l’histoire

Les +

  • La Direction Artistique
  • Le gameplay
  • Les personnages
  • L’exigence d’exécution
  • Le coté puzzle-game
  • Un éditeur de niveau avec partage de la communauté

Les –

  • Interventions intempestives des dialogues. A chaque dialogue le jeu s’arrête, ce qui coupe la fluidité du jeu
  • Des collisions avec le décor, parfois hasardeuses et frustrantes
  • La carte qui manque de lisibilité. Notamment pour se situer précisément

Pour prolonger votre plaisir, voici un assortiment de quelques images amoureusement choisies par votre hôte.

A propos de l'auteur :

Watsu

Inconditionnel fan du Docteur. De Myazaki à jamais admirateur. Je suis ici pour vous partager mes gouts. Dans la joie et la bonne humeur. Lisez, rêvez, amusez vous. Bienvenue dans l'univers de Watsu.

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