Splinter Cell Blacklist

Sam Fisher est de retour ! On l’avait laissé en 2010 avec Splinter Cell Conviction, et c’est avec plaisir qu’on le retrouve dans cet épisode de l’une des références en matière de jeu d’infiltration. Toujours membre d’ECHELON, notre agent préféré va encore devoir se mettre en danger pour le compte de la NSA. “Bosser” pour la NSA après le scandale IRL autour des révélations de Snowden, c’est assez étrange comme sensation…

Après une longue cinématique qui pose bien le décor, la première mission dans Splinter Cell Blacklist est comme souvent l’occasion de se familiariser avec les commandes et les interactions possibles. De ce point de vue là, pas de grand changement, la prise en main est simple et les réflexes reviennent vite pour quiconque a déjà joué à l’un des épisodes précédents. Côté scénario, Sam Ficher est à la tête d’Echelon 4 et il pourra comme d’habitude compter sur son équipe pour l’aider. On retrouvera Grim, présente dans son oreillette pour le guider pendant les missions, Charlie, le petit génie en informatique capable de venir à bout de tous les systèmes de sécurité, et Briggs, ancien de la CIA sur qui on pourra compter pour nous appuyer sur le terrain. Après chaque mission Sam peut téléphoner à Sarah, sa fille. C’est le seul lien avec le monde extérieur, et ces conversations permettent de savoir comment se passe la vie quotidienne des citoyens “classiques”.

 

L'équipe au complet

L’équipe au complet

Une fois de plus, il faudra se battre contre une cellule terroriste, la Blacklist, qui menace de réaliser une attaque tous les 7 jours contre les intérêts américains. On peut d’ailleurs regretter le manque d’originalité à ce niveau : une fois encore, les gentils espions se battent contre les méchants terroristes qui menacent les États-Unis…

La petite équipe dispose aussi d’un nouveau QG, le Paladin, qui est en fait un avion militaire converti en quartier général, pratique pour se rendre n’importe où sur la planète en un temps record. il est possible de l’améliorer moyennant une certaine somme d’argent. Ces améliorations diverses (cockpit, infirmerie, armurerie, etc…) touchent à Sam lui-même mais aussi à son équipement. Par exemple, l’infirmerie améliorera sa santé et le cockpit permettra de mieux détecter les ennemis sur le terrain. C’est également depuis la salle de contrôle du Paladin qu’il est possible de lancer toutes les missions : la campagne solo, les missions coop ou en ligne.

Pas mal la salle de contrôle

 

La douzaine de missions va nous mener aux quatre coins du monde, les environnements sont variés et suffisamment grands pour ne pas se sentir à l’étroit. Quatre modes de difficulté sont présents : recrue, normal, réaliste ou perfectionniste. Si vous voulez vous mettre en danger, évitez les deux premiers. Le mode perfectionniste, lui, supprime certains éléments qui facilitent la tâche (notamment la détection des ennemis à travers les murs grâce aux lunettes, et le mark & execute, qui permet de marquer jusqu’à trois ennemis pour les tuer en une seule fois). En mode réaliste, la difficulté est présente mais pas insurmontable, et on comprend petit à petit la façon de réagir de l’IA, pas toujours très maligne en combat.

La configuration des lieux vous permet toujours de tenter plusieurs approches, et il est important d’écouter les indications de vos coéquipiers dans l’oreillette pour vous diriger et atteindre votre objectif. Les points de sauvegarde sont assez réguliers, mais suffisamment espacés pour conserver du challenge (d’ailleurs, se faire tuer de 2 balles par un garde qu’on avait pas vu après 20 minutes d’infiltration, c’est assez frustrant…) En plus des objectifs principaux, Sam pourra récupérer des clés usb, des ordinateurs portables et capturer des cibles vivantes. Ces objectifs rapportent de l’argent, qu’on peut ensuite dépenser pour améliorer son équipement. La personnalisation de l’équipement et des armes est poussée, et permet d’adapter chaque élément à votre style de jeu, de la combinaison aux armes en passant par les lunettes.

Les objectifs s’affichent en surimpression sur le décor

 

Comme d’habitude, Sam dispose de tout un panel d’armes et de gadgets pour mener à bien ses missions. On retrouve les grands classiques : grenades variées, vision nocturne et thermique, armes en tout genre. Ils se répartissent en trois catégories qui correspondent aux différents styles de jeux : Fantôme, qui consiste à ne pas se faire repérer et ne pas faire de victimes, Panthère, qui prône l’élimination des ennemis, mais discrètement, et enfin Assaut, le mode bourrin où tout est permis. Bien évidemment, vous n’êtes pas limité à un seul mode, mais vous focaliser sur une technique vous permettra de “maîtriser” la mission dans ce mode. Plutôt intéressant, cela permet d’accroître la durée de vie du jeu, et de découvrir de nouvelles façons d’aborder les missions. Les ennemis aussi sont bien équipés : soldats, soldats lourds, snipers, mines, chiens… L’infiltration pure est dure à tenir sur le long terme, il va falloir ruser pour rester discret et les zones d’ombre vont plus que jamais être nos amies.

Les ennemis

Ils ont pas l’air commodes ceux là…

Quelques détails sont cependant à revoir. Quelques séquences de jeu nous mettent dans la peau de Briggs, l’acolyte de Sam. On ne comprend pas bien l’intérêt de cette démarche, qui arrive tard dans le scénario (après environ 10h de jeu) : cela n’apporte rien à l’histoire et casse l’immersion, d’autant que des éléments de gameplay sont absents (système de couverture, marquage des ennemis). Heureusement, cela ne représente qu’une durée infime de l’aventure. En revanche, la plus grosse déception nous attend plus tard : à la toute fin de la partie. Les derniers instants de jeu sont ennuyants, on obtient très peu de réponses et des questions restent en suspens. Même si Blacklist s’intègre dans la série des Splinter Cell, l’absence d’une fin digne de ce nom est un manque de respect envers les joueurs. Pour un jeu à 50€, on peut s’attendre à mieux… La durée de vie, quant à elle, est un peu faible pour ce prix. Selon votre style de jeu, comptez environ 12h pour boucler le scénario principal. A cela s’ajoutent les missions secondaires, jouables en solo, en coop et en ligne.

Et sur smartphone ?

Quelques semaines avant la sortie du jeu, Ubisoft lançait sur iOS et Android “Spider-Bot”. Cette application propose trois mini-jeux : robot furtif, robot araignée et robot d’assault. Ils correspondent en fait aux trois modes d’approche de Blacklist : Fantôme, Panthère et Assault. Selon le mode de jeu, vous contrôlez un robot qui devra récupérer des données, neutraliser des scientifiques ou tirer sur tout ce qui bouge. Rien de révolutionnaire mais ça passe le temps dans les transports en commun, et si vous liez votre compte uplay, vous pourrez débloquer des bonus et transférer l’argent gagné vers votre jeu sur PC ou console. Un petit plus sympathique… et gratuit.

Après un Splinter Cell Conviction qui avait reçu un accueil mitigé, on retrouve un épisode qui tente de mêler le meilleur des deux mondes, infiltration et action. L’ensemble est réussi, les fans d’infiltration pure trouveront du challenge avec le mode panthère en perfectionniste, les autres devraient trouver un style qui leur correspond. On regrette le manque de prise de risque, aussi bien au niveau du scénario qu’au niveau du gameplay. Pour les indécis, le mode panthère permet de découvrir l’ensemble des possibilités du jeu, et de profiter de l’infiltration sans laisser de côté l’action. Ah, et une dernière chose, si vous souhaitez éviter la petite promenade tranquille, interdisez-vous les deux premiers niveaux de difficulté…

Synthèse


Les +

– La liberté d’approche (fantôme, panthère et assaut)

– L’éventail d’actions et de gadgets à disposition de Sam

– Les environnements variés et immersifs

Les –

– La fin extrêmement décevante, et le scénario en général

– La durée de vie un peu limite

– Le manque de nuance entre gentils agents secrets / méchants terroristes : on aimerait en savoir plus sur les motivations des terroristes.

A propos de l'auteur :

Jezekael

Joueur PC, il s’intéresse à tous les styles, du RPG aux Point & Click en passant par la simulation et les jeux indés. Toujours en quête de nouveautés, il cherche désespérément un moyen de rallonger les journées pour espérer venir à bout de sa bibliothèque Steam…

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